ABDUL AZIM, UN ÊTRE HUMAIN (SANS PAPIERS), IMPLACABLEMENT SANS DROITS EN BELGIQUE. Autour de moi, je vois vraiment une population accueillante et aidante mais c’est par rapport aux politiques. Et il leur dit : mettez-vous deux secondes à notre place, s’il vous plaît. On ne vient pas ici par plaisir.

Je m’appelle Abdul et j’ai 27 ans. Mon père a fui le régime des Talibans en 1998 et a bénéficié du statut de réfugié aux Pays-Bas. Ma mère et mon petit frère ont pu le rejoindre par la suite tandis que moi, je n’ai pu bénéficier du regroupement familial étant majeur. J’ai travaillé à Kaboul mais la situation est devenue très difficile et j’ai également fui. Je suis passé par l’église du Béguinage (Bruxelles) et puis loge maintenant à Forest. Mes demandes de reconnaissance comme réfugié ont été refusées…car les autorités estiment Kaboul sûre. Est-ce que les Belges peuvent comprendre que si nous fuyons en laissant nos maisons, notre culture, ce n’est pas sans raisons, pas pour notre plaisir et que la situation est sans doute complexe mais le danger bien réel. A Kaboul où j’ai encore des contacts, il y a la peur constante des attentats et des attentats et puis, j’aimerais rester près de mes proches. Je n’ai plus beaucoup d’espoir.

ABDUL AZIM

TRADUCTRICE : ANOUCK AUTPHENNE